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September 04 BE HAPPY - 5/10Réalisé par Mike Leigh
Avis : Une comédie légère de l'engagé Mike Leigh, sur le quotidien d'une anglaise trentenaire le sourire greffé au visage, qui ne sait qu'être aimable, rieuse et positive.
Malgré des dialogues parfois savoureux et quelques scènes plaisantes, l'ensemble manque un peu de profondeur et traine en longueur en faisant durer des intrigues pas forcément passionnantes. Le seul ressort dramatique du film est la prise de conscience du personnage principale que son comportement peut aussi conduire à de mauvaises interprétations et faire de la peine (alors là, plus question de rire, visage grave - ouf, pause auditive pour le spectateur...) car ceux qui seront séduits par l'actrice principale passeront sans nul doute un agréable moment, mais certains comme moi, n'auront qu'une envie c'est de couper le son et stopper ce rire strident et bêta, alors ceux ci auront surtout hâte que ça s'arrête. September 01 BROKEN ENGLISH - 5/10Réalisé par Zoe R. Cassavetes
![]() Synopsis : En parfaite new-yorkaise, Nora, la trentaine bien sonnée, s'est développée une carapace à l'épreuve de l'amour. Cynique et désenchantée, elle se demande ce qu'elle pourrait bien faire pour trouver l'homme idéal. Elle n'est pas vraiment aidée par sa mère qui ne perd jamais une occasion de lui rappeler qu'elle est toujours célibataire.
Après une série de rendez-vous désastreux, elle rencontre Julien, un français insouciant et joyeux, venu à New York pour travailler sur un film qui finalement ne se fera pas. Nora se laisse un moment convaincre par l'insouciance de Julien, mais redoutant un nouvel échec amoureux, elle se refuse d'y croire et le laisse repartir en France. Prise de remords, elle décide finalement d'aller à Paris, espérant enfin conjurer le sort de son train-train quotidien. Ce voyage sera l'occasion de reprendre en main sa destinée... Avis : Un nouveau film indé sur la fameuse crise de la trentaine passée chez l'individu femelle célibataire. C'est parfois touchant, souvent insignifiant, de temps en temps agaçant. En fait, on finit vite par se foutre des états d'âmes de l'héroïne. Malgré des acteurs attachants, l'ennui finit par gagner, d'autant plus que la réalisatrice n'a pas forcément insisté sur la crédibilité de son scénario. August 27 LA FILLE DE MONACO - 6.5/10Réalisé par Anne Fontaine
![]() Synopsis : Bertrand, avocat d'assises. Brillant. Médiatique. Volubile. Cultivé. Cérébral. Compliqué. Pas très très courageux. Aime les femmes, surtout pour leur parler. Fraîchement arrivé à Monaco pour y assurer la défense d'une meurtrière septuagénaire.
Christophe, agent de sécurité chargé de la protection de Bertrand. Franc. Direct. Taciturne. Sportif. Etudes interrompues en cinquième. Aime les femmes sauf pour leur parler. Admire chez les autres la culture et la maîtrise du langage qui lui font défaut. Audrey, présentatrice météo sur une chaîne câblée à Monaco. Ambitieuse. Culottée. Sexy. Incontrôlable. N'a pas du tout l'intention de réciter le bulletin météo pendant longtemps. Comprend assez mal le sens de certains mots, notamment "limites", "tabous", et "scrupules". Il aurait mieux valu que ces trois-là ne se rencontrent pas... Avis: Comme à son habitude, Anne Fontaine décrit avec minutie les petits dérèglements qui viennent bouleverser le quotidien de vies bien rangées. Ici le dérèglement s'appelle Louis Bourgouin, merci bien. C'est la vraie découverte du film, vénéneuse, envoûtante, troublante... elle trimbale son sourire de midinette avec un naturel désarmant. Face à elle, on aurait pu craindre que Luccini en face des tonnes. Mais très vite, on s'aperçoit que l'acteur a pris le parti de l'épure et de la simplicité, traduisant à merveille le désaroi dans lequel le plonge cette sulfureuse miss météo. Le dangeureux trio est complété par Roschy Zem, parfait en Bodygard zélé.
Et en plus, c'est drôle. August 16 L'EMPREINTE DE L'ANGE - 6/10Réalisé par Safy Nebbou
![]() Synopsis : Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant.
En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille. Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer... Avis : Pour peu qu'on se laisse convaincre par l'idée même du film (mais c'est inspiré d'un histoire vrai, c'est écrit à la fin...), on a de quoi apprécier ce thriller psychologique servi par deux actrices d'une grande justesse. Catherine Frot confirme après la Tourneuse de pages qu'elle peut être plus que convaincante dans un registre plus dramatique. Son jeu retenu donne corps à ce personnage instable et troublant. Elle trouve en Sandrine Bonnaire une partenaire de jeu ambigue idéale et les deux femmes, portées par la mise en scène précise de Safy Nebbou constituent le princale atout de ce drame intimiste. Reste que l'histoire est si improbable qu'on conserve malgré tout une certaine distance par rapport à l'intrigue. August 15 THE DARK NIGHT - 8/10Réalisé par Christopher Nolan
![]() Synopsis : Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l'aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L'association s'avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...
Avis : Plus que le meilleur film de super héros jamais tourné, The Dark Night est un polar magistral, dense, brutal, sombre (forcément). Nolan use de tout son (immense) talent pour donner de l’épaisseur à un scénario complexe et fichtrement bien foutu. Et film avec virtuosité l’affrontement pervers entre le bien et le mal, l’un se nourrissant de l’autre et réciproquement. En prenant le temps d’installer son intrigue et de présenter les différentes aspérités de ses personnages, le réalisateur nous tient en haleine et parvient à donner plus que de la crédibilité à des personnage associés dans l’imaginaire à une univers baroque et quasiment burlesque. Il leur donne une humanité et une sorte de supplément d’âme. Ce qui n’était qu’ébauche dans Batman Begins se mue en grand art. La noirceur accompagne le film tout du long et la violence avec laquelle sont traités tous les personnages lui donne une intensité rare. Eminament politique, évoquant la paranoïa sécuritaire, la soif du pouvoir, la corruption, la désillusion aussi, The Dark Night épate également par la qualité et l’homogénéité de son interprétation. Evidemment, on confirme que Heath Ledger compose un grand Joker psychopathe, mais sans pour autant écraser les autres acteurs. Bale est toujours parfait en sombre héros ne se départissant pas de son arrogance, et Eckart propose un Double Face fascinant, symbole à lui tout seul de la frontière tenue entre le bien et le mal. Le personnage du flic intègre Gordon (Gary Oldman) prend de l’importance et c’est tant mieux. Autre bonne idée, le remplacement de Katie Holmes par Maggie Gyllenhall.
Ne ratez pas ce Chevalier Noir, vous allez prendre une violente claque.
August 07 LE PREMIER JOUR DU RESTE DE TA VIE - 6,5/10Réalisé par Rémi Bezançon
Synopsis : Le Premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.
Avis : Une chronique familiale touchante, certes bourrée de défauts, mais assez honnête pour émouvoir. Alors oui, les situations sont grossièrement prévisibles, oui, on ne nous épargne rien de ce qui peut faire lâcher une petite larme, impression renforcée par des musique choisies en conséquence, oui c'est souvent limite crédible... mais voilà, peut-être parce qu'elle est comme un écho à notre histoire personnel, cette famille ne laisse pas indifférent, et on se surprend à vouloir suivre son histoire qui défile et connaître la suite. Cette empathie est principalement due à des acteurs très concernés et très convaincants (mention à Zabou Breitman et Marc-André Grondin qui confirme le charisme aperçu dans CRAZY). Un film sensible donc, rafraîchissant et foncièrement charmant. August 06 WALL-E - 8/10Réalisé par Andrew Stanton
Synospsis :Faites la connaissance de WALL-E (prononcez "Walli") : WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul...
Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL-E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite... Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie... Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures ! Avis : Mais jusqu'où iront-ils? A chaque nouveau Pixar, le même jugement, ferme, définitif, à tel point que j'ai vraiment l'impression de me répéter : mais où vont-ils chercher tout ça! Le nouvel objet animé des géniaux studios dépasse une nouvelle fois les précédents. Et il n'y avait pas une marge démente….
Mais là, réussir à nous mettre quasiment la larme à l'oeil avec une histoire d'amour entre deux robots muets, quel performance! On passe sur le côté magistral de l'animation, la perfection des décors et le souci du détail pour chaque plan, pour chaque personnage, c'est le minimum chez Pixar. Mais on atteint ici une sorte d'excellence créatrice. Réussir à créer autant d'émotion avec le personnage de Eve, composé uniquement de 4 ovales pour le corps et 2 diodes en guise d'yeux, ça tient presque de miracle... Il faut cependant souligner l'importance primordiale des bruitages, douce musique à nos oreilles propre à nous faire fondre lorsque Eve appelle Wall-e et inversement. La BO joue égelement un rôle important dans la création de l’ambiance romantique et légèrement désespérée générale. Wall-e est donc une merveille de comédie romantique. Mais aussi un film à charge contre la société de consommation (même s’il s’en défend), dénonçant la poubellisation de notre planète et la mondialisation de l'économie. Dans ce monde futuriste, une seule compagnie subvient à tous les besoins (et même plus) d’individus qui ont été obligés de quitter une terre recouverte de déchets. Résultat, une société d’assistés obèses oisifs incapable de se mouvoir et ayant perdu tout contact charnel direct avec leur prochain.
Bref, Wall-e est un grand film d'animation, un grand film tout court, qui vous scotche, vous émeut, vous fait rire...
Il y aura bien un jour ou une production Pixar sera décevante. En attendant, les studios ont encore une galaxie d'avance sur leur concurrents Dreamworks ou Sony, qui se contentent souvent de personnifier des animaux ou des objets (le panda, madagascar, Ice age), sans chercher beaucoup plus loin que de distraire les enfants (ce qui est tout à fait honorable).
Et vivement la prochain, vraiment, vivement le prochain... July 25 HULK - 5/10Réalisé par Louis Leterrier
Synopsis : Le scientifique Bruce Banner cherche désespérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l'ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d'un remède.
La force destructrice de Hulk attire le Général Thunderbolt Ross et son bras droit Blonsky qui rêvent de l'utiliser à des fins militaires. Ils tentent de développer un sérum pour créer des soldats surpuissants. De retour aux Etats-Unis, Bruce Banner se découvre un nouvel ennemi. Après avoir essayé le sérum expérimental, Blonsky est devenu L'Abomination, un monstre incontrôlable dont la force pure est même supérieure à celle de Hulk. Devenu fou, il s'est transformé en plein coeur de New York. Pour sauver la ville de la destruction totale, Bruce Banner va devoir faire appel au monstre qui sommeille en lui... Avis : Il semblerait que ce personnage soit l'un des moins cinégénique de l'univers Marvel. Après l'adaptation catastrophique de Ang Lee avec Bana, Leterrier fait à peine mieux. Certes, les scènes d'action sont plutôt réussies et la mise en scène rythmée confirme le talent de faiseur de son auteur, mais le scénario est ultra léger et les personnages superficielles. Malgré les efforts de Norton, ce Hulk est peu attachant et la complexité du personnage est peu apparente (contrairement aux premiers épisodes de Spiderman, Xmen, Iron man ou Batman). Et comme le tout n'est pas sauvé par l'humour, mais se complait plutôt dans une mievrerie agaçante (Oula Liv Tyler, gare aux claques), on s'ennuie ferme. July 21 SEUL TWO - 5,5/10Réalisé par Eric Judor, Ramzy Bedia
Synopsis : Gervais, policier à Paris, maladroit et entêté, est la risée de son commissariat. Depuis des années, il file sans relâche, un esthète de la cambriole, drôle et narquois, Curtis qui, chaque fois, lui échappe et le ridiculise. Un beau matin, après une course poursuite manquée, Gervais se réveille dans une capitale vidée de tous ses habitants. Tous ? Pas tout à fait. Un second individu fonce dans les rues désertes au volant d'une Formule 1 : Curtis ! Voilà nos deux héros seuls au monde, peut-être l'occasion d'enterrer la hache de guerre et de profiter de la situation...Mais ce serait sans compter sur la droiture de Gervais et surtout sur son obstination. Pour lui, la place de Curtis est en prison et rien ne saurait le faire dévier de sa mission... Avis : Après 20 premières minutes plutôt encourageantes où l'on rit franchement, l'exercice finit par tourner vite à vide. Ce qui est embêtant, c'est que ça devient pénible au moment même où le concept du film s'exerce : lorsque les deux compères sont seuls. On s'ennuit alors franchement de leur course poursuite vaine, et de leurs confrontations visiblement improvisées. Lorsqu'ils partent en roue libre, Eric et Ramzy donne l'air de bien s'amuser, mais en oublie qu'ils ne sont pas seuls, et qu'il y a quand même quelques spectateurs qui ont payé leur place pour les voir... On en vient vite (très vite) à désirer que Paris ce repeuple.
Cela dit, malgré des scènes assez ratées, il faut souligner la prouesse technique et logistique pour filmer Paris vide (l'effet est réussi) et quelques bons moments procurés par des guests inspirés :Omar et Fred, (mais pas ensemble), Elodie Bouchez, la magnifique Kristin Scott Thomas et Benoit Magimel. On regrette par moment de ne pas les voir plus... July 19 MY NAME IS HALLAM FOE - 6,5/10Réalisé par David MacKenzie
Synopsis : Hallam Foe, 17 ans, vit en pleine campagne écossaise avec son père et sa belle-mère. Leurs relations sont assez difficiles.
Perturbé par la disparition de sa mère, cet adolescent n'a qu'une passion: la vie des autres. Il a même développé une étrange manie: espionner les individus qui l'entourent. A la suite d'une violente dispute avec son père, Hallam décide de quitter le nid familial pour Edimbourg. Du haut des toits de la capitale, il se met alors à découvrir la ville et ses habitants et plus particulièrement la troublante Kate dont le visage lui paraît très vite familier... Avis : Un petit film curieux, à l'univers personnel et attachant, à l'image du personnage principal, complétement tordu et décalé mais particulièrement touchant. Le film profite d'une réalisation travaillée, qui suit au plus près les protagonistes comme pour traduire la lubbie voyeuriste du héros, et d'un jeu sur les lumières particulièrement réussit, légérement saturées, et créant une atmosphère propice à transmettre l'état psychologique de Hallam. Le tout est supporté par une BOF britonne réjouissante de premier ordre.
Entre drame psy sur fond d'Oedipe, comédie de moeurs et thriller intello, le film doit beaucoup à la performabce de Jamie Bell qui fait preuve à la fois d'une subtilité indispensable pour ne pas sombrer dans le ridicule, et d'une intensité remarquable. Il confirme tout le bien qu'on pensait de lui après Billy Elliot et L'autre rive, petit film indépendant qui gagne à être vu. Alors ces atouts là font qu'on passe sur le côté improbable du scénario pour se laisser porter par cet petit film inspiré. July 12 HANCOCK - 5,5/10Réalisé par Peter Berg
![]() Synopsis : Il y a les héros, les super-héros et il y a... Hancock. Ses superpouvoirs lui ont souvent permis de sauver d'innombrables vies, mais les dégâts monstrueux qu'il fait au passage ont fini par le rendre impopulaire. Les habitants de Los Angeles n'en peuvent plus et se demandent ce qu'ils ont bien pu faire pour mériter un "héros" pareil. Hancock est une tête de mule irascible qui n'est pas du genre à se soucier de ce que pensent les gens... du moins jusqu'à ce qu'il sauve la vie de Ray Embrey, un spécialiste des relations publiques. Avis : Partant d’une idée départ assez aguichante, bousculer les codes du film de super héros en mettant en avant un super antihéros, clodo, ivrogne et grossier, mais fichtrement costaud, Hancock tient ses promesses dans le premier tiers du film. Reposant essentiellement sur le charisme de Will Smith, convaincant en super-héros égoïste, jurant sur les passants, dévastant la moitié de la vile pour arrêter 3 brigands et une bouteille de whisky greffée au bras doit, on passe d’abord un très agréable et très riant moment. Malheureusement, l’effet ne dure pas et le film vire progressivement dans le mièvre lorsque le personnage tente de comprendre sa condition. Le personnage de Charlize Theron et par ailleurs assez sous-utilisée. En fait Hancock est construit sur deux idées qui auraient pu (du) faire deux films, une comédie décalée sur les super-héros et une quête fantastique sur l’amour eternel et la recherche de l’âme sœur. Et 1h30, c’est peu pour développer ces deux volets. Du coup, le scénario a le cul entre deux chaises et laisse une désolante impression d’inachevé. July 06 BONS BAISERS DE BRUGES - 6/10Réalisé par Martin McDonagh
![]() Synopsis : Après un contrat qui a mal tourné à Londres, deux tueurs à gages reçoivent l'ordre d'aller se faire oublier quelque temps à Bruges.
Ray est rongé par son échec et déteste la ville, ses canaux, ses rues pavées et ses touristes. Ken, tout en gardant un oeil paternaliste sur son jeune collègue, se laisse gagner par le calme et la beauté de la cité. Alors qu'ils attendent désespérément l'appel de leur employeur, leur séjour forcé les conduit à faire d'étranges rencontres avec des habitants, des touristes, un acteur américain nain tournant un film d'art et essai européen, des prostituées et une jeune femme qui pourrait bien cacher quelques secrets aussi sombres que les leurs... Quand le patron finit par appeler et demande à l'un des tueurs d'abattre l'autre, les vacances se transforment en une course-poursuite surréaliste dans les rues de la ville... Avis : Un film étrange, qui intrigue sans vraiment nous laisser entrer dans son univers brumeux. Un objet cinématographique hybride, sorte de batard issu d'une liaison inattendue entre l'humour flegmatique so british jouant sur les mots et les situations improbables, et le l'humour belge, noir, mélancolique, parfois même légèrement glauque. Résultat, quelques très bonnes scènes (portées par un très bon casting), quelques jolies trouvailles et répliques bien senties, mais malgrè tout l'impression d'avoir le cul entre deux chaises en permanence et que le film ne trouve jamais vraiment son rythme. June 29 VALSE AVEC BACHIR - 7/10Synopsis : Valse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 !
Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface. Avis : Un bijou d'animation, original dans sa forme, puissant dans le fond. Le dessin très personnel donne un esthétisme inédit à ce film d'animation, mais sert surtout son sujet, le travail d'un ancien soldat israëlien pour retrouver les images dans la guerre du Liban qu'il a supprimées inconsciemment de sa mémoire. La beauté de l'animation renforce l'horreur vécue par ces jeunes soldats sans jamais tomber dans un voyeurisme esthétisant malvenu. Elle permet également d'insérer des passages oniriques particulièrement réussis qui traduisent le désaroi psychologique des personnages.
La seule limite du film serait peut-être son côté un peu bavard.
Un pari osé, mais réussi. C'est vrai que son absence au palmares du dernier festival de Cannes étonne. June 28 SANS SARAH, RIEN NE VA - 6/10Réalisé par Nick Stoller
Synopsis : Peter Bretter va de galère en galère... Non seulement, il n'arrive pas à percer comme musicien, mais sa petite amie Sarah Marshall, star du petit écran, vient de le larguer. Désespéré, il décide de se rendre à Hawaï pour se changer les idées. Mais une fois sur place, il est plongé en plein cauchemar : son ex est descendue dans le même hôtel que lui... accompagnée de son nouveau petit ami, chanteur de rock à succès.
Peter tentera de noyer son chagrin dans les cocktails et de se consoler auprès de Rachel, une ravissante employée de l'hôtel...
Avis : Nouvelle comédie regressive de la bande Apatow, Sans Sarah rempli efficacement le contrat du rire gras et des personnages atypiques, mediocres (et forcément irrésistible), avec une nouvelle foisune interpretation irréprochables (mais où vont-ils chercher ces acteurs?!!). Sans atteindre le degré de déconne de En cloque ou plus encore Supergrave, cette comédie passe très bien. Les prods Apatow, c'est immanquablement con, mais je suis définitivement fan. June 21 SAGAN - 6,5/10Réalisé par Diane Kurys
Synopsis : "Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse." Françoise a tout juste 18 ans quand elle écrit les premières lignes de Bonjour Tristesse, un roman dont le succès fulgurant suffira à lancer le mythe de " La Sagan ". Un mythe fait de formules brillantes, d'amours affranchies et de scandales tapageurs, derrière lesquels se cache une femme, que l'on qualifie d'anticonformiste pour ne pas la dire libre. Libre d'écrire, d'aimer, et de se détruire...
Avis : Un biopic portée de façon magistrale par Sylvie Testud, incroyable incarnation de La Sagan. Si la réalisation reste humble, mais malgré tout cohérente (le film était originalement prévu pour la télé), le tout tient fort bien la route et couvre de façon enlevée la vie de l'écrivain. Testud est entourée par des seconds rôles brillants, en tête desquels la toujours très classe Jeanne Balibar et Lionel Abelanski. Diane Kurys réussit à faire émerger avec pertinence une émotion simple en retraçant le destin exceptionelle et sulfureux de l'auteur de Bonjour Tristesse.
CinétibMon humble avis sur ce qui sort sur vos écrans de cinéma - N'hésitez pas à donner le votre.
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